Position de la Plateforme de la société civile Démocratie, Paix, Élections et Développement durable (DPEG) face à cette décision de la CAF

La position de la Plateforme de la société civile Démocratie, Paix, Élections et Développement durable (DPEG) face à cette décision de la CAF ne peut qu’être marquée par une profonde indignation mêlée de désolation. Car au-delà d’un simple verdict sportif, c’est la crédibilité même de l’institution continentale qui se trouve aujourd’hui fragilisée.

La position de la Plateforme de la société civile Démocratie, Paix, Élections et Développement durable (DPEG) face à cette décision de la CAF ne peut qu’être marquée par une profonde indignation mêlée de désolation. Car au-delà d’un simple verdict sportif, c’est la crédibilité même de l’institution continentale qui se trouve aujourd’hui fragilisée.

‎Comment comprendre qu’une instance qui, dans un premier temps, valide un but décisif, entérine une victoire, organise une cérémonie officielle et procède à la remise du trophée, puisse ensuite, dans un revirement aussi brutal que déroutant, déclarer cette même équipe perdante par forfait ? Une telle contradiction ne relève pas d’un simple ajustement réglementaire : elle traduit une défaillance grave dans la gouvernance, la cohérence et la transparence décisionnelle.

‎La DPEG, fidèle à ses principes de démocratie et de justice, ne peut que dénoncer une décision qui jette un doute profond sur l’équité sportive. Le recours à l’article 84 du règlement, aussi légal soit-il dans son principe, apparaît ici appliqué de manière opaque, tardive et surtout en totale rupture avec les faits précédemment validés par la CAF elle-même. Le droit, lorsqu’il est utilisé sans cohérence ni pédagogie, devient un instrument d’arbitraire plutôt que de justice.

‎Plus préoccupant encore, cette situation porte atteinte à la paix sociale et à la confiance des peuples africains dans leurs institutions sportives. Le football, au-delà du jeu, est un vecteur d’unité et de fierté collective. En manipulant ou en requalifiant a posteriori les résultats d’une finale continentale, la CAF prend le risque d’alimenter frustrations, tensions et sentiments d’injustice.

‎La DPEG exprime ainsi sa profonde désolation face à ce qu’elle considère comme une faillite institutionnelle. Une organisation de cette envergure se doit d’être irréprochable, prévisible et transparente. Or, cette décision donne l’image d’une instance hésitante, voire influençable, incapable d’assumer avec constance ses propres actes.

‎En conséquence, la DPEG appelle à :

‎* une clarification publique, détaillée et argumentée des motivations de cette décision ;
‎* une réforme des mécanismes de gestion des litiges pour garantir célérité et cohérence ;
‎* et surtout, une restauration urgente de la crédibilité de la CAF, aujourd’hui sérieusement entamée.

‎Car sans confiance, il n’y a ni sport juste, ni paix durable.

‎CELLULE DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME DPEG