Conakry, 31 mars 2026 — Le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté, mardi, le volet recettes de la loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2026, à l’issue de plusieurs heures de débats en séance plénière au Palais du Peuple.
La session a connu la participation d’une majorité de conseillers nationaux, de membres du gouvernement, ainsi que de représentants des missions diplomatiques, consulaires et d’organisations internationales accréditées en République de Guinée. La présence de Moussa Tawel Camara, responsable administratif et financier de la Plateforme de la société civile DPEG, a également été remarquée en qualité d’observateur.
Selon le rapporteur général de la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, l’honorable N’Gouamou Fabara Koné, les recettes budgétaires prévues pour 2026 s’élèvent à 55 858,09 milliards, contre 43 960,62 milliards dans la loi de finances rectificative 2025, soit une augmentation de 11 894,47 milliards, correspondant à une progression de 27,06 %.

Ces recettes se répartissent entre le budget général, qui représente 53 431,86 milliards (95,67 %), et les budgets d’affectation spéciale (BAS), estimés à 2 426,23 milliards (4,33 %).
S’agissant des dépenses, elles sont arrêtées à 64 181,36 milliards, contre 54 253,26 milliards en 2025, soit une hausse de 18,30 %. Elles représentent 15,98 % du produit intérieur brut (PIB) et se répartissent entre le budget général (61 755,12 milliards) et les budgets d’affectation spéciale (2 426,24 milliards).
Prenant la parole, le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, a indiqué que cette loi de finances s’inscrit dans une nouvelle dynamique de développement, portée par le programme « Simandou 2040 ».
Il a souligné que les principaux agrégats budgétaires traduisent cette ambition, avec une progression notable des recettes, une hausse maîtrisée des dépenses orientée vers les priorités nationales, et un déficit budgétaire contenu à moins de 2,07 % du PIB.
L’adoption de ce volet recettes marque une étape importante dans le processus budgétaire 2026, reflétant la volonté des autorités de renforcer la gouvernance économique et la mobilisation des ressources internes.
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